« Il n’y a pas qu’un seul chemin pour arriver à son métier » !

Témoignage

À 17 ans, Baptiste Constantin est aujourd’hui apprenti assistant en soins et santé communautaire (ASSC). Avant de reprendre le chemin du CFC, il a obtenu une AFP d’aide en soins et accompagnement (ASA). Un parcours qui montre qu’en formation professionnelle, il n’existe pas une seule route pour atteindre son objectif – et que prendre un autre chemin peut parfois être la meilleure façon d’avancer.

Une envie qui ne l’a jamais quitté

Baptiste a toujours voulu travailler auprès des personnes âgées. Une envie née notamment auprès de ses grands-parents, à qui il rendait régulièrement visite.

En observant les professionnels qui s’occupaient d’eux, il découvre un univers qui lui correspond : prendre soin, accompagner, mais aussi écouter et échanger.

« J’aime parler avec les personnes âgées. Elles racontent leur vie, comment c’était avant… Je trouve ça vraiment intéressant. J’aime bouger, parler, être en contact avec les gens. C’est un métier qui est fait pour moi. »

Baptiste Constantin

Une conviction qui, elle, n’a jamais changé. Le chemin pour y parvenir a simplement évolué.

Changer de voie pour mieux avancer

Baptiste commence en effet sa formation par un CFC ASSC. Mais après quelques mois, le rythme et les exigences scolaires deviennent difficiles à gérer. Sa formatrice lui propose alors une autre possibilité : poursuivre dans le même domaine et dans la même institution, mais en préparant une AFP d’aide en soins et accompagnement.

Une décision importante, que Baptiste considère aujourd’hui comme l’un des meilleurs choix de son parcours.

« Je me sentais plus libéré, moins stressé par l’école et le travail. J’avais davantage de temps pour apprendre. »

Baptiste Constantin

Durant ces deux années, il acquiert progressivement les gestes professionnels, développe ses compétences auprès des résidents et, surtout, gagne en confiance.

Tout n’est pas toujours facile. Une évaluation interne plutôt moyenne le fait même douter un moment de ses capacités. Mais sa formatrice et ses parents l’encouragent à poursuivre. Il comprend aussi qu’être apprenti, c’est précisément avoir le droit d’apprendre, de se tromper et de progresser.

Une AFP en poche, puis le CFC

Deux ans plus tard, Baptiste obtient son AFP. Sa réussite à l’examen pratique et la cérémonie de remise des diplômes, vécue avec ses parents et sa sœur, restent parmi les moments dont il est le plus fier.

À 17 ans, il décide alors de poursuivre directement avec le CFC ASSC.

« Je suis jeune, j’ai le temps. Si j’arrête de me former pour travailler, ce sera peut-être plus difficile de retourner ensuite à l’école. Alors je préfère continuer directement. »

Baptiste Constantin

Aujourd’hui, son AFP constitue un véritable atout. Baptiste possède déjà une expérience du terrain, maîtrise de nombreux soins de base et connaît bien l’accompagnement des résidents. Son CFC lui demande désormais d’aller plus loin, notamment dans la connaissance des pathologies, des médicaments et des responsabilités liées à la prise en charge.

Mais ce qu’il préfère dans son métier reste la relation avec les personnes.

Son anecdote

Il raconte avec le sourire cette résidente qui suivait attentivement ses résultats scolaires : « Quand j’avais 5, elle me disait que ce n’était pas assez et qu’il fallait faire 5,5 ! Et quand j’avais 5,5, elle était fière de moi. »

Une petite histoire qui en dit beaucoup sur les liens qui peuvent se créer au quotidien.

L’AFP : une étape, pas une fin

À un jeune qui hésiterait à choisir une AFP par peur de limiter son avenir, Baptiste répondrait aujourd’hui sans hésiter : les portes restent ouvertes.

« Après l’AFP, tu peux continuer vers le CFC. Et surtout, tu as déjà un diplôme en poche. Moi, l’AFP m’a permis d’apprendre avec moins de stress, d’avoir plus de temps et d’acquérir de l’expérience. »

Baptiste Constantin

S’il poursuit son parcours comme prévu, Baptiste aura ainsi à 20 ans une AFP et un CFC en poche. Il imagine même déjà, peut-être, une maturité professionnelle puis une formation HES pour devenir infirmier. Mais sans vouloir brûler les étapes : pour l’instant, son objectif est de réussir son CFC.

Découvrir avant de choisir !

Le parcours de Baptiste fait particulièrement écho à la raison d’être de Capa’cité. Avant de commencer sa formation, il est lui-même venu y découvrir les métiers et rencontrer des professionnels.

Pour lui, ces échanges sont essentiels lorsqu’on cherche sa voie.

« Il faut aller voir les différents métiers. Il faut poser des questions aux professionnels et surtout faire des stages. C’est comme ça qu’on voit vraiment si un métier nous plaît. »

Baptiste Constantin

Pour Sandrine Ambigapathy, présidente de Capa’cité, son parcours illustre parfaitement les possibilités offertes par la formation professionnelle :

Le regard de Capa’cité

« Une orientation réussie n’est pas forcément une ligne droite. Passer par une AFP avant de poursuivre vers un CFC, ce n’est pas reculer. C’est parfois exactement le chemin dont un jeune a besoin pour reprendre confiance, consolider ses compétences et poursuivre ensuite sa formation. Notre système offre de nombreuses passerelles : l’important est de les connaître et d’oser construire son propre parcours. »

 

Sandrine Ambigapathy
Présidente de Capa’cité

Et si Baptiste pouvait aujourd’hui s’adresser au jeune qu’il était au début de son apprentissage ?

Sa réponse résume finalement toute son histoire :

« Je lui dirais d’avoir davantage confiance en lui.
Aujourd’hui, je suis fier de mon parcours. »

À Capa’cité, viens découvrir le tien !

Voir les métiers en action, rencontrer des apprentis et des professionnels, poser des questions, essayer, comparer et peut-être découvrir une voie à laquelle on n’avait jamais pensé : c’est tout l’esprit de Capa’cité !